Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural


Depuis sa création en 2008, La Compagnie Comme Si s’empare de la scène pour interroger notre société.
Elle utilise des outils à forts pouvoirs poétiques : la danse, le conte, le chant et le théâtre d’ombres.
Ces disciplines racontent chacune à leur manière et apportent un parallèle onirique à la vie, des images aux mots et au récit dramatique.
Chacune de ses créations s’adresse au tout public : adultes, enfants ou adolescents.
Explorant plusieurs niveaux de lecture, le tout public accessible aux enfants, occupe une place centrale dans le travail de la Compagnie.

La Cie Comme Si échange la parole contre la danse et le théâtre gestuel avec sa dernière création : Deux rien.
Compagnons dans la vie et sur la scène, Caroline Maydat et Clément Belhache ont développé, à partir de leurs expériences dans les domaines du théâtre, de la danse, du mime et du clown, des techniques de mise en mouvement d’un récit, d’une histoire mêlant l’onirique et l’humour.

Clément Belhache
Formé au théâtre à l’EDT91 (dir. Christian Jéhanin), il travaille avec La comédie errante (dir. Bob Villette) pour le spectacle « Mais ne te promène donc pas toute nue » de George Feydeau; avec la Cie La rumeur (dir. Patrice Bigel) pour un spectacle autour de Marivaux et deux créations originales mêlant le chant, la danse et le théâtre; avec la Cie du 7ème étage pour les créations originales « Septième étage» et « Veuillez agréer ». Il effectue régulièrement son « Cabaret Chanson Française » autour de reprises de Brel, Nougaro, Ferré... Il enseigne le théâtre depuis 5 ans à l’EDT91 pour un atelier adulte hebdomadaire. Il se forme à la danse et au mouvement avec la Compagnie A Fleur de Peau (Denise Namura et Michael Bugdhan), la compagnie La Rumeur et au mime corporel avec Thomas Leabhart et la Cie Mangano Massip.

Caroline Maydat  
Comédienne et danseuse diplomée de l’EDT 91 (dir. Christian Jéhanin). Elle co-fonde en 2008 la Compagnie Comme Si pour laquelle elle met en scène « la Barbe Bleue », joue dans « Cendrillon », « Peau d’âne ».
Elle travaille avec l’Amin Compagnie théâtrale/ Christophe Laluque pour le spectacle « Le manuscrit des chiens » de Jon Foss. Avec la compagnie du Veilleur /Matthieu Roy pour le spectacle « Prodiges » de Mariette Navaro, ainsi que sa version anglaise « How to be a modern Marvel » créée et jouée pour le Fringe d’Edimbourg en août 2013.
Elle se forme à la danse et au mouvement avec la Compagnie A Fleur de Peau/Denise Namura et Michael Bugdhan et au mime corporel avec Thomas Leabhart. 
Elle danse dans le film « Guillaume et les garçons à table »/ Guillaume Gallienne et au sein de la compagnie Romano Atmo/Petia Ioutchenko pour le ballet tzigane « Drome Ando Rate », d’après Garcia Lorca. 
Pour l’EDT91 elle enseigne le théâtre en atelier pour enfant/adolescents/adultes, pour la Compagnie du Veilleur elle dirige des ateliers au Lycée Louis Bascan de Rambouillet.

DEUX RIEN
Création 2017
Drame burlesque et théâtre gestuel

Ils sont toux deux clochards mais aussi le reflet comique de ces êtres déguenillés, lassés, usés.
Ce qu'ils font la?
Rien, deux fois rien, ils sont assis la.
Deux clowns qui créent le malaise entre la légèreté de l'enfance et le poids de la dureté du monde auquel ils se confrontent.
Maladroits, lunatiques, naïfs et sans paroles, ils ont la gestuelle et la sensibilité des personnages de cinéma muet, faisant aller et venir le spectateur entre l'histoire en noir et blanc d'autrefois et le drame d'aujourd'hui.
Entre danse, mime et clown, un instant burlesque fera récit, le geste sera mot et les émotions deviendront danse.

Au moment où nous observons cet étrange binôme, rien ne nous indique son histoire, ce qui l’a amené à ce banc.
Quid de leur rencontre, ce qui les lie nous demeure inconnu. Pas de passé, pas de futur, seulement l’instant présent. Ce qu’ils font là ? Rien, deux fois rien, ils sont assis là, à se partager un bout de banc tout juste assez grand pour leurs deux paires de fesses.
La société, la vie, la foule qui ne s’arrête pas, la terre qui tourne, ont laissé sur ce banc ces deux personnages.
Deux laissés pour compte. Point fixe d’un mouvement perpétuel.
Les minutes, les heures et les jours se dilatent et se rétrécissent au gré de leurs jeux, de leurs humeurs, de leurs angoisses, de leurs désirs. Accrochés l’un à l’autre, bouée ou boulet, ils se maintiennent au bord du gouffre pour le meilleur et pour le pire.
Ces « deux riens » sont des êtres déchirés par les lois du réel auxquelles ils ne peuvent se soumettre. Ils se réfugient à l’abri d’une fantaisie de leur esprit pour pouvoir survivre, dans un univers en marge de ceux qui les rejettent comme des naufragés. Ils ne combattent pas le tragique, à l’image des héros, mais l’acceptent et ouvrent des chemins buissonniers.
Ces clandestins du réel s’occupent, s’écrivent, s’inventent un ailleurs, un entre-deux et choisissent de passer à l’abordage du monde réel par le biais du jeu. La vie et la fiction se répondent sans discontinuer.
Un élément, comme une balise, dernier ancrage au réel : un banc. Théâtre de nos émotions . . .
L’imagination comme symbole de liberté. S’évader de la réalité vers autre chose, afin de compenser les insatisfactions de la vie réelle.
Sont-ils vraiment deux ou l’un est-il l’invention de l’autre? Une réponse à sa solitude? Compagnon ou chimère, à deux ou seul, imagination ou folie...
Ce qui est vrai pour eux ne l’est peut-être pas pour le spectateur et inversement.

Interprétation, mise en scène et chorégraphies : Clément Belhache, Caroline Maydat
Regard extérieur : Jean Pavageau
Création lumière : Karl Ludwig Francisco
Musiques : Wim Mertens, Yves Montand
Production : Compagnie Comme Si
Coproduction : Les Synodales, les Studios de Virecourt, Conseil Général de l’Essonne, Région Bourgogne Franche-Comté
Soutiens : le Samovar (Franck Dinet), Edt91, La Friche de Viry Chatillon, la Bergerie de Soffin