Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural


La Compagnie En Corps Des Mots créé des spectacles vivants et organise des actions socio-culturelles, dans le but de questionner la population sur des questions sociales et politiques, à travers le corps et les arts comme outils de conscientisation.
La Compagnie développe ses projets en connexion avec des acteurs de différentes disciplines (danse, théâtre, vidéo, dessin…).
Elle conçoit l'art comme une expérience collective et sociale.
En menant des projets participatifs, le collectif propose d'utiliser le corps et l’image comme moyens de réflexion et d'expression.
A travers ses actions socio-culturelles et la création de ses spectacles, l’association a pour objectif de donner la parole aux corps, à leurs histoires, témoigner de ces histoires à travers d’autres outils tels que la vidéo ou le dessin.
Elle veut également favoriser le lien social, inter-générationel et inter-culturel en Europe et à l'international par le biais de différentes expressions artistiques telles que la danse, le théâtre, la vidéo, le dessin…
Enfin, EN CORPS DE MOTS contribue à travers le travail sur le corps, dans toutes ses formes, à créer une conscience collective ainsi que des espaces de partage, le “faire ensemble” étant aussi important que la finalité de l’activité elle-même.

Martina Ricciardi a commencé à s'intéresser au travail corporel par la capoeira qu'elle a pu pratiquer de manière régulière pendant 5 ans sous les enseignement des Mestre Borracha, Canela et Carcarà; et le théâtre physique, qu'elle a abordé par les enseignements de Anna Redi, Sarasole Notarbartolo et Sergio Longobardi.
Napolitaine d’origine, elle se forme à Paris de manière professionnelle à la danse et au théâtre. Elle fait ainsi la rencontre avec l'école Freedansesong, dirigée par Christiane de Rougemont, où suivant une formation de deux ans en médiation chorégraphique, elle a l'occasion de découvrir plusieurs disciplines comme la technique Dunham, la danse contemporaine, le jazz et l'improvisation.
Mais aussi d'étudier le mouvement comme médiateur dans les relations, et dans sa fonction thérapeutique, ainsi obtenant le Certificat Psychopédagogique du Mouvement Dansé.
Elle s'est également formée, avec des personnalités telles que Elsa Wolliaston, Seydou Boro, Norma Claire, Vincent Harisdo, Nido Uwera, Merlyn Nyakam, George Momboye, aux danses africaines et afrocontemporaines.
Elle continue à se former au théâtre par des stages avec différents membres de l’Odin Teatret d’Eugenio Barba (Raul Iaiza et Roberta Carreri) et Anna Dego.
Aujourd'hui elle participe à de nombreux projets artistiques dans différents pays (France, Italie, Benin, Mali) et est totalement engagée, comme danseuse et enseignante, auprès de différentes structures qui interviennent en contextes socialement sensibles.

Laurène Lepeytre est d’abord réalisatrice de documentaires.
" D’abord un regard. Et une sensibilité à l’autre. Un regard sur le monde. Un certain regard, engagé, engageant. Et un don certain, pour raconter des histoires… Laurène va partout, où sa conscience et sa curiosité la mènent. Inde, Ouganda, Burundi, Cameroun, France, Egypte, Tanzanie, autant de pays que d’âmes humaines explorées, de sens partagé, d’existences racontées avec tendresse et conviction par la jeune réalisatrice. Pour témoigner, elle décide d’inscrire son travail dans la durée, car le temps est, selon elle,
le meilleur révélateur de la Beauté de ce Monde. De ces combats. De ces victoires. " (Marc Oho Bambe)
Depuis 2016, Laurène travaille en tant que VJ dans le groupe de jazz Soul Of Nü Bantu. C’est par le langage de l’image qu’elle aime créer des univers particuliers, souvent très signifiants.

Depuis 2017 et la création de leur compagnie, Martina et Laurène travaillent sur des projets où les deux artistes mêlent leurs disciplines (performances, ateliers, créations diverses).

WAYS
Création 2018

Face à l’altérité, l'être humain a tendance à réduire les aspérités, à condenser les différences, afin d’être capable d’appréhender l’autre, de le définir, et de le comprendre.
Définir l’autre pour le comprendre, c’est l’enfermer dans des mots, dans SES propres mots, dans des notions déjà connues qui rassurent, dans des idées (souvent reçues). C’est le simplifier pour le rendre intelligible. Ainsi est née par exemple l’entité homogène et donc erronée : “Les Migrants”.
Nous avons tous dans notre histoire un parcours de migration, qu’il soit géographique, professionnel, familial...
Les sensations, les tiraillements émotionnels de la migration, du déplacement, du déracinement, sont des éléments tangibles auxquels tout un chacun peut s’identifier, dans lesquels l’on peut se reconnaître.
On peut être étranger chez soi. On peut être exilé chez soi.
Seules les émotions sont transversales et offrent à comprendre ce que l’autre vit, résonnant avec des sensations que l’on a soi-même
déjà pu expérimenter.
C’est à ce moment-là que les frontières s’évanouissent, que la distance se meurt et que l’on peut réellement expérimenter la rencontre avec l’Autre.