Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural



L'asbl Le Huit est une jeune structure créée en 2015 dont le siège social se trouve à Durbuy en Belgique.
Cette association se donne pour but de promouvoir, diffuser, enseigner l'expression artistique sous toutes ses formes.
Que ce soit par la mise en place d'ateliers créatifs, de cours artistiques, de spectacles, de performances et concerts, de conférences ou d'expositions, Le Huit place l'art au centre de ses actions et désire le partager en le rendant accessible à tout un chacun.

CRÉER, une faculté que chaque être humain possède et use au quotidien pour s'exprimer.
Cette richesse qu'est la création, l'imagination, n'a aucune limite et se développe lorsqu'on prend un temps pour échanger et partager.
Le Huit est un symbole, un ensemble de connaissances, de talents, de milieux, de personnes, de métiers qui oeuvrent ensemble pour réfléchir, se rappeler, créer, innover, parler et rêver.

L'asbl offre ainsi différents outils que sont le mouvement, la vidéo, la mise en scène d'espaces, la scénographie, le costume, le soutien au projet pour développer les discours qui désirent être entendus.  ​

L'asbl crée une compagnie de danse professionnelle qui porte son nom dans le but de mettre en scène un mélange de techniques qui pourrait parler à tout individu, amoureux ou non de la danse.  Elle produit et soutient des projets inter-générationnels amateurs afin de permettre à des personnes de tout âge et de tout milieu d'intégrer leurs idées et leur motivation au sein de projets concrets. Dans sa nouvelle production, elle met en place un concept de prévention, d'explication des phénomènes addictifs par le biais du spectacle. ​ Une structure, une dynamique, une envie, une proposition, une équipe qui n'espère qu'une chose: grandir avec vous. ​

Le Huit a créé sa propre compagnie artistique dirigée par deux chorégraphes : Justin Collin et Caroline Le Noane
Compagnie pluridisciplinaire mêlant la danse, la vidéo, la musique, le travail avec l’objet, le monde circassien oscillant aisément entre le réel et le rêve.
Le Huit invite le public à une lecture accessible de ses créations. De son regard qu’elle porte sur la société, naît un questionnement sur l’impact de celle-ci sur l’humain et son fonctionnement.
Complices dans le travail, les deux chorégraphes se complètent et s’équilibrent. La rivalité, principal moteur de leurs créations, est véritablement source d’inspiration de mouvements, de concepts et de messages. Leur univers commun est réputé pour laisser une empreinte forte dans l’imaginaire et le ressenti du spectateur, qu’il soit familiarisé ou pas avec le monde du spectacle contemporain.
«Brèves de vestiaire», leur première création, appréhendait le choc amoureux. Aujourd’hui, les chorégraphes s’intéressent aux humains et leurs travers avec A(ddi)CTION.


Justin Collin

Danseur formé à l’école Carine Granson (Marche-en-famenne), il suit plusieurs disciplines avant de se spécialiser en contemporain.

Admis à l’école de Carolyn Carlson (France), il choisit un autre chemin et suit des études de Scénographie. 

Passionné par l’art depuis son jeune âge, il expérimente différents projets pluridisciplinaires jonglant entre danse, cirque, chant, instrument (violoncelle, piano), vidéographie, théâtre et création de costumes.

Il se lance alors dans l’écriture et la mise en scène.

Il présente en 2012 "Empriz" en 1ère partie du spectacle "Opinion Public", puis "Phrygane", un conte nocturne," Brèves de vestiaire"

avec Caroline Le Noane et "Six milliards et des poussières", un projet inter-générationnel pour 16 danseurs.

Il part un mois fin 2013 en Inde afin d’échanger sa pratique artistique avec des enfants de quartiers défavorisés.

Il échange également à travers des ateliers et des stages dans différentes structures (scolaire, asbl, Maison de Culture,etc.)


Caroline le Noane

Elle découvre la danse contemporaine et modern jazz à l’âge de 15 ans après un parcours de gymnaste, et devient professeur, chorégraphe et danseuse au sein de différentes compagnies en Bretagne.

En 2008, elle intègre la compagnie hip hop « Dancer’s Agency » de M. Alvarez (Belgique) pour une création de danse hip hop et de danse contemporaine entremêlées (projet coproduit par Charleroi/danses et la Communauté Française de danse en Belgique).

En 2012, elle intègre la compagnie « A’Corps » de K.Amghar (France) et navigue depuis entre la Belgique et la France pour poursuivre son travail en tant que chorégraphe, professeur et danseuse.

Passionnée par son métier, pédagogue et responsable, elle mène divers projets de créations avec les élèves, des ateliers d’initiation au sein de structures scolaires (écoles primaires, collèges), présente des groupes en concours et donne des stages.


" Justin et moi nous sommes rencontrés il y a quatre ans sur un projet et nous sommes aperçus que nous avions la même « folie » créative. Nous partageons le besoin de créer, d’exprimer nos idées à travers des spectacles. Nous avons un univers commun, mêlant la poésie, l’humour et l’imaginaire. La danse bien entendu nous réunit, mais aussi l’envie de travailler avec du matériel, nous mêlons ainsi la technique et l’acrobatie. En 2015, nous créons notre compagnie « Le Huit » et montons « Brèves de vestiaire ». Une belle aventure commence alors ..." Caroline Le Noane


A(ddi)CTION

Création 2018


Pièce poétique et drôle mais réaliste, « A(ddi)CTION » est une invitation à faire le point sur nos dépendances sans moralisation.

Cinq personnes sur scène se découvrent, se livrent et s’entraident pour créer un monde qui les libèrent de leurs 

blocages et leurs angoisses.

Avec courage, ils se cherchent et osent revenir à leurs pulsions, leurs désirs, leurs peurs, leurs dépendances, en tentant de les comprendre et de les accepter.

 

" A(ddi)CTION " est un laboratoire décalé, parfois absurde mais proche de la réalité des travers des êtres humains qui se sert des décors, des danseurs et des spectateurs comme source d’expérimentations au sein d’un univers émotionnellement fort et "addictionnellement" émouvant.


" A(ddi)CTION " pointe du doigt les mécanismes de défenses intérieurs que l’on construit pour se protéger.

Murs bâtis inconsciemment qui abritent nos modes de fonctionnement, nous confortent, nous rassurent, nous protègent et nous définissent parfois.
La chute de ceux-ci fait peur.

Peur de se mettre en danger, en échec, de perdre le contrôle, de se voir moins grand, de se voir tout simplement humain.

Cinq individus se retrouvent sur scène.
Ils vont évoluer à la fois seuls et ensemble, vont se soutenir, s’empêcher, se pousser, s’identifier, se comparer, s’entraider, se nuire.
Cette profusion de contacts, d’émotions, de réactions va entraîner l’effondrement de leurs mécanismes de défenses, ils vont se retrouver face à eux-mêmes.
En découleront plusieurs suites possibles :

Prise de conscience? Reconstruction immédiate de ces murs? Immobilité, ou recherche de solutions?

Ce spectacle ne solutionne pas l’addiction, il n’offre pas de « pilule miracle ».
Le Huit propose d’enclencher une action.
L’action d’oser briser ces barrières inconscientes, d’oser s’accepter comme être humain.

L’action de se trouver une place en adéquation avec sa motivation et ses capacités. L’action de s’opposer au maître de cette grande mise en scène : la société.

 

Chorégraphes / Danseurs : Caroline Le Noane et Justin Collin

Danseurs : Virginie Benoist, Taylor Lecocq, Youri De Gussem

Musique : Création originale de Emmanuel Guillard

Photographies : Patricia Mathieu


Extrait vidéo du spectacle


Propos des chorégraphes


L’être humain et ses travers, sujet certes universel mais tellement vaste et riche...
Le point de départ de ce projet est parti d’une conversation anodine autour de la cigarette.
Dialogue entre une fumeuse de longue date et un non fumeur, grand débat sur cette dépendance!
S’en est suivi un beau partage de vécus, une volonté de comprendre, une idée de spectacle ...

Nous sommes tous touchés par une dépendance quelconque, qu’elle prenne une petite place dans notre inconscient ou qu’elle nous oppresse au point de ne plus vivre sereinement.


Pièce virevoltante, décalée... Les danseurs s’accrochent les uns aux autres, se portent, se repoussent.
En partage de gestes, ils tentent de réduire le gouffre qui les séparent.


Pièce humaine... On s’attache à ces personnes qui désirent briser le cercle vicieux de la dépendance. Sentiment de solitude qui génère une instabilité émotionnelle difficile à gérer.


Pièce poétique... Nous ne voulons pas parler de la maladie mais au contraire souhaitons s’intéresser à la douce folie dans laquelle nous pouvons plonger quand nous luttons contre la vertigineuse angoisse de l’incertitude.