Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural


HABDAPHAI

Plasticien, performeur

Création artistique de l'être multiculturel


Ancien danseur, Habdaphai se consacre à la peinture depuis le début des années 80.

Tour à tour peintre, commissaire, créateur d’événements, l’artiste a été à l’origine de trois galeries (Art Neuf, le Cho’rum, Odis7) et de trois manifestations artistiques majeures en Martinique ces dix dernières années (le festival des sens, le marché de l’art contemporain du Marin et la Pool Art Fair Martinique avec Frères indépendants de la Guadeloupe).

Peintre, performeur, sculpteur, photographe et vidéaste, il crée depuis les années 90 des livres sculptures dont certains seront exposés pour la première fois  au Salon International du Livre de Martinique.

Expositions individuelles : ses dernières expositions individuelles incluent Porteurs de Mots – Galerie Theodoro Braga, Belem, Para, Brésil (2013) ; Porteurs de Mots – Château d’Alba, Arbois (2013) ;  Regards Croisés au festival TOMA (Théâtres d’Outre-Mer en Avignon) d’Avignon, France (2012) ; Promenades singulières à la Galerie André Arsenec du CMAC de Martinique (2011) ; Identité achevée… Une histoire à la Galerie Odis7 du Marin, Martinique (2010) et deux présentations à l’Alliance Française de Sainte Lucie (2009 et 2012).

Expositions collectives : Sketchbook Show à la Galerie Protégé de New York, États-Unis (2012) Cross over à la Galerie T &T en Guadeloupe (2012), Convergences Caraïbes à l’Atrium de Fort-de-France, Martinique (2011, 2012 et 2013) ; Caribe Expandido au Centre Culturel de Rencontre Fonds Saint-Jacques de Sainte Marie, Martinique (2011) ; A4 à La petite galerie de Paris, France (2011) ; Fusion à la Bibliothèque Schoelcher de Fort-de-France, Martinique (2011) ; Audace (2011) à la Galerie Odis 7, Les Objets, Verticalité, Art Contemporain (2010) à la Galerie Odis7 du Marin, Martinique ; Fenêtre Sur à la galerie Art Présent à Paris (2010) ; Les livres sculptures à l’Atrium de Fort-de-France, Martinique (2010) et État des lieux : trois ans d’exposition à la Fondation Clément en Martinique (2008).

En 2008, Habdaphaï participe au 5e forum transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince, Haïti, avec la Fondation AfricAméricA.

En 2008 et 2010 il prend part à la Biennale Internationale de Fresques Murales, Internos, de Cuba.

En 2009 et en 2012 il participe au Festival del caribe à Santiago de Cuba.

En 2010, il participe aussi à la 7e Biennale de Suba à Bogotá, Colombie.


Habdaphaï est un plasticien français né à Fort-de-France, en Martinique.

Il possède un parcours artistique atypique depuis quelques années : il travaille sur le Martiniquais, sources de toutes ses inspirations.

Attiré par les masques, les totems et les symboles, il crée un langage de traces et de signes pour raconter son vécu martiniquais. Un travail spécifique sur l’être Martiniquais et une critique qui fait de lui un chroniqueur de l’être issu des multi métissages.

Artiste prolifique HABDAPHAÏ travaille la vidéo performance, les installations, la peinture, l’objet, la sculpture et les performances visuelles et gestuelles.

De retour en Martinique après un séjour à Paris de 1987 à 1990, il s’est orienté vers le syncrétisme pictural. Aujourd’hui son travail est plus un acte de réflexion sur son être.


« Une performance pour moi est un moment de partage, une action qui peut déstabiliser un acquis bien établi, mais c’est aussi un don de soi…

Je sens venir le moment alors je performe.

Je suis sans compromis, dans un espace vierge de mots et d’intentions.

Je suis parfois dans l’exagération, la provocation, la folie douce.

Je me positionne dans une zone que je ne contrôle pas et qui m’accepte pendant un laps de temps déterminé.

Le support, le véhicule, de mes performances, est toujours mon propre corps.

Je m’inscris en cela dans le courant traditionnel de l’Art Action.[…] 

Mes performances verbales sont des actes de dénonciation, de provocation, de réflexion pour le témoin (spectateur).

Ma voix est alors un matériau pour aller au-delà des sens des mots.

Vocalisant, je peux inventer des mots, allonger, raccourcir la prononciation, chantonner, crier, chercher à travailler en dehors des connexions linguistiques courantes entre phonèmes.

Aujourd’hui, une certaine tendance de la performance l'amène à devenir de plus en plus sophistiquée ou de plus en plus spectaculaire.

Dans mon travail, je m’attache à utiliser des moyens réduits : du papier, de l’eau, du charbon, de la peinture, un jeu d’éclairage permettant l’utilisation des ombres, réutilisation d'objets avec l’affirmation d’un processus de détournement permanent.

Je travaille en quelque sorte à nu, je veux dire sans ajouter d’accessoires.

Cela a pour moi un sens profond politiquement et esthétiquement.

Je m’approche en cela de l’arte povera, là où par une mise en danger plus grande, tout est misé sur l'individu, le corps porteur. »

Habdaphaï