Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural

CIE LOBOS / LES CHOSES QUI FONT BOOM

LE MARIN PERDU (CREATION 2019)



CHOREGRAPHIE, MISE EN SCENE ET INTERPRETATION : FAUSTINO BLANCHUT  ET NATALIA VALLEBONA 

COMPOSITION ET MUSIQUE LIVE : LAURA MARTI CASAS



DUREE : 30 MN



Partenaires : La Bergerie de Soffin, Micadanses, Mouvement Contemporain, Chemins des Arts



Le marin perdu est une résonance transposée du chapitre Le marin perdu du livre L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau du neurologue et écrivain britannique Oliver Sacks (1933-2015) où le patient est bloqué dans le présent, en conflit avec sa mémoire, un passé figé qui ne se modifie plus avec le temps qui passe et un futur qui ne peut exister.

Ma recherche artistique et ma volonté de transposer ce matériel scientifique neurologique en un langage scénique et poétique, m’ont poussé à travailler sur la création d’un personnage. Il me semblait intéressant de transposer les effets d’une telle perte de mémoire dans une motricité incongrue, où le protagoniste et l’interprète s’égarent dans une introspection qui leur permettra d’arriver à la parole et à formuler leur propre diagnostique « Moi, j’ai perdu ma mé … Moi ».



FAUSTINO BLANCHUT

De nationalité suisse, française et argentine, Faustino grandit à Toulouse, entouré par l’univers musical de son père, musicien de musique persane, et la culture sud-américaine de sa mère, professeur de tango argentin et de salsa cubaine.

Après des études et un premier Bachelor en Sciences et Techniques des activités physiques et sportives à Toulouse, il décide de se concentrer pleinement sur sa formation artistique, déjà initiée par des cours de théâtre avec Nicole Garetta, des cours de danse à l’école James Carlès et la codirection d’une compagnie de danses afro-cubaines Pura Mezcla (Toulouse).

C’est en Suisse qu’il continue sa double formation de danseur/comédien.

Après quelques mois à Lausanne et à l’école de danse Igokat, il réussit les examens d’entrée de l’Accademia Teatro Dimitri (2012).

L’école est une conciliation optimale entre ses deux passions : le théâtre et le mouvement physique. Il rejoint dès sa première année, la compagnie de danse théâtre de la chorégraphe tessinoise Tiziana Arnaboldi.

Il termine l’Accademia Teatro Dimitri et la formation Bachelor of Arts in Theatre en 2015 pour laquelle il obtient un prix d’étude du concours de Théâtre de mouvement du Pourcent culturel Migros (2015) et reçoit le prix Talenthesis décerné par la Scuola Universitaria Professionale della Svizzera Italiana (SUPSI) pour le meilleur spectacle de fin de formation.

Il est soutenu par la Foundation Pierino Ambrosoli (2014-2015).

Son entrée dans le monde du travail est immédiate puisqu’il s’engage avec la compagnie professionnelle de Tiziana Arnaboldi dès l’obtention de son diplôme pour différents projets, dont l’interprétation de Rudolf Laban dans le spectacle Sogni di un’altra vita mis en scène par Livio Andreina (Lucerne) et au côté du clown Dimitri.

Il participe également à la cérémonie d’ouverture du tunnel Saint Gothard (juin 2016) mis en scène par Volker Hesse (Allemagne, Zurich) avec qui il travaille de nouveau à Zurich (juin 2017) pour le spectacle Akte Zwingli Ein Mysterienspiel.

Il voyage aussi pour connaître et participer aux dynamiques artistiques extra européennes.

Il rencontre le Teatro Ensayo de Quito, Equateur (janvier 2016) et l’école de cirque sociale Zip Zap de Cape Town, Afrique du Sud (mars 2016).

Stimulé par la création, il décide de créer l’association Les choses qui font BOOM et met en scène une première création La Mauvaise Herbe développant ainsi un profil d’auteur-acteur.

Il rencontre durant l’année 2016 la chorégraphe Natalia Vallebona avec qui il collabore comme interprète pour différents projets (Où les fleurs fanent).

Ils décident d’associer le collectif Poetic Punkers de la chorégraphe italienne à l’association Les choses qui font BOOM.


NATALIA VALLEBONA

Natalia artiste d’origine italienne, travaille en Europe comme interprète depuis 2005. D’abord à Paris avec Thierry Verger (2006-2007), puis à Amsterdam avec Gabriella Maiorino (2012-2013) ou encore à Bruxelles avec les Ballets C de la B (2012-2015).

Depuis 2016, elle travaille avec Balletto Civile en Italie et donne la priorité au développement de son propre collectif  Poetic Punkers créé en 2013 avec différents projets pilotes, des spectacles actuellement en tournée (After Party,  Gênes, 30 novembre 2017) et des créations en cours (Où les fleurs fanent , coproduction Art garage Naples et Teatro di Pietralata Rome).

Avec ses créations, les formations et les ateliers intensifs qu’elle dirige depuis 2006 (Micadanses, Studio Harmonic, Volksroom-Bruxelles, Sign Six, Codarts …), Natalia s’appuie sur une recherche personnelle, conciliant la Break Dance, le floorwork, le Théâtre Physique à la fluidité et à la technique de la danse contemporaine, pour mettre en scène une matière chorégraphique particulière, une forme de théâtralité absurde qui se perd dans un univers poétique à la fois sensible et obscur.


LAURA MARTI CASAS

Laura est née à Barcelone en 1982.

Elle est chanteuse, actrice et compositrice.

Elle commence à écrire des poésies et composer de la musique dès son enfance.

Elle étudie le cirque à Barcelone à Rogelio Rivel en 2003-2004 et obtient un Bachelor of Art à l'académie de théâtre, Scuola Teatro Dimitri, en Suisse en 2008 après trois années de formation.

Après cette formation elle cofonde le Colletivo Spettatori, une troupe de théâtre en Suisse avec laquelle elle tourne en Europe, en Russie et en Afrique entre 2008 et 2015.

Entre 2008 et 2010 elle travaille également comme actrice et musicienne dans la troupe de théâtre tchèque, Divadlo Continuo sous la direction de Pavel Stourac.

Son intérêt pour la musique prend ensuite le dessus et elle décide de développer sa carrière de chanteuse professionnelle

Elle part alors en voyage en 2015-2016 avec le musicien norvégien Andreas Strand Renberg pour étudier les chants, rythmes et danses Vaudou à Haïti dans le cadre du projet international Madamamwe.

Elle travaille sur ce projet pendant trois ans et sort en mai 2018 le disque Pawol la nan ke mwen.

Elle crée  également en 2014  le Yamadas Trio avec Raissa Avilés.


LIEN VIDEO EXTRAIT LE MARIN PERDU