Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural

CIE ALFRED ALERTE

RITES

VENDREDI 24 JUILLET A 21H30

PARCOURS CHOREGRAPHIQUE


DANSE : ALFRED ALERTE, LUCIE ANCEAU, TIZIANA BONAMIN

CHANT LYRIQUE : CATHERINE MANANDAZA

MUSIQUE LIVE : BACHIR SANOGO

TECHNIQUE : HERVE BONTEMPS, YANN DUPONT, SYLVAIN MARGUERAT

DUREE : 50 MN


POUR EN SAVOIR PLUS : www.ciealfredalerte.com


LIEN VIDEO : https://youtu.be/lQA6j5jKEPE

A l’origine, RITES est une création inédite pour la Biennale d’Art Sacré d’Autun, conçue le 17 juillet 2019 comme une balade chorégraphique dans le Musée de Bibracte.

Une invitation au voyage où la danse, le chant lyrique et la musique ouest-africaine s’entremêlent en évoquant les ancêtres au sein de rituels profondément contemporains.

Une proposition artistique intemporelle où le passé s’ancre dans un présent onirique.

La grâce y invoque le sacré avec poésie et humilité…

Pour l’ouverture de cette 16e édition du Festival Chemins des Arts, nous vous proposons de cheminer à nos côtés,  de prendre le temps de ressentir des espaces en silence, de méditer sur la nature qui nous entoure…

Un parcours chorégraphique créé sur mesure pour le hameau de Soffin, à l’heure où le crépuscule approche.


« De la naissance à la mort, notre vie coule de passage en passage.

Chaque passage ouvre sur un autre passage, comme une porte ouvrirait sur une autre porte.

Etapes difficiles souvent, parce qu’ambigües, contradictoires ; toute séparation est aussi une perte.

Chaque passage ravive les précédents, est à la fois mort et renaissance.

Mouvement vers la vie, mouvement vers la mort, cette spirale trace le temps humain.

[…]

De tout temps, des rites ont existé, accompagnant les êtres humains à ces moments de leur vie.

Ils marquent une suspension dans le flux de la quotidienneté et l’entrée dans un temps « autre ».

La scénographie rituelle prend acte du franchissement qui s’opère.

La présence concrète, les sons, les paroles prononcées et adressées à autrui, tout cela est propice à prendre une distance et reprendre pied dans la vie.

Les émotions toujours menaçantes par leur intensité sont verbalisées, sur un mode parfois codifié.

La constance du cadre à l’intérieur duquel la cérémonie a lieu permet la restauration pour chacun de son propre cadre.

A travers la gestuelle théâtrale du rite, l’imaginaire est réhabilité et s’ouvre au symbolique, permettant à chacun de se réinscrire dans une mémoire et dans une histoire.

Le vécu partagé des uns et des autres crée une solidarité entre les membres du groupe présent, vivifiant de ce fait les liens sociaux. »

Michèle Fellous, A la recherche des nouveaux rites


ALFRED ALERTE

Formé au SERMAC à Fort-de-France puis chez Maurice BEJART en Belgique (Ecole Mudra) et au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, Alfred Alerte est interprète chez Christiane BLAISE pendant plus de 10 ans (1993-2005).

Au cours de sa carrière d’interprète il a dansé pour Myriam HERVE-GIL, Emmanuelle VO-DINH, Jérome THOMAS, Faizal ZEGHOUDI, Charles CRE-ANGE, Patrick LE DOARE, Jany JEREMIE, Christine MARNEFFE, Marceline LARTIGUE, Brigitte ASSELINEAU, Anne YOREN, Suzanne COTTO, Irène TASSEMBEDO, Jean-Michel RIBES, Josette BAIZ et Mathilde MONNIER.

Alfred fonde sa propre compagnie en 1990.

De la danse à la chorégraphie, de l’interprétation à l’écriture, il a créé plus d'une trentaine de pièces depuis la fondation de sa compagnie.

Le désir de complémentarité entre les disciplines, la stimulation de l’imaginaire et la gestion des contraintes sous-tendent l’ensemble de ses travaux.

Parallèlement à son chemin de danseur interprète et de chorégraphe, Alfred Alerte a toujours mené un travail d’accompagnement, en frottant sa pratique à différents publics, sur le terrain.

C’est aussi au contact de différents chorégraphes, et notamment Christiane Blaise, chez qui il est resté dix ans, qu’il a approfondi sa recherche artistique, au cours de nombreuses résidences que la compagnie a effectuées.

Et c’est actuellement, dans sa propre compagnie, qu’il prolonge cette démarche de formation, de sensibilisation et d’approche des publics.

Depuis 2006 il s’intéresse plus spécifiquement aux actions de médiation culturelle auprès de personnes en situation de handicap (handicap moteur, handicap mental, polyhandicap, autisme) ou en difficulté (publics dits sensibles).


LUCIE ANCEAU

Lucie Anceau est danseuse chorégraphe et développe une recherche autour de l’Autre, de la différence et de la rencontre sous toutes ses formes.

Son appétence pour l’expérience avec le handicap, l’étrange, l’étranger, semble vouloir sans cesse travailler toutes les subtilités que la scène lui offre.

Lucie commence la danse à l'âge de 4 ans aux côtés de Marie-Jo Gros, cofondatrice du festival Art Danse à Dijon.

Cette dernière lui permet rapidement de plonger dans les univers de nombreux chorégraphes invités sur le festival par le biais de stages et master class (Hervé Diasnas, Anne-Marie Reynaud, Christine Bastin, Joelle Bouvier, Valérie Lamielle, Jacques Patarozzi...)

Après une formation en danse classique avec Serge Chaufour au CNR de Dijon (1990-1999), où elle obtient une médaille d’or en 1998, elle devient interprète pour Philippe Combes, Gwendaël Lemonnier, Jany Jérémie / Cie Les Migrateurs Transatlantiques, Lieux Publics / Centre National des Arts de la Rue, Valérie Berger / Cie Tetradanse, Marie Zawada / Cie A vous d'voir, Rénata Kaprinyak / Cie Substance et principalement Alfred Alerte / Cie Alfred Alerte, avec lequel elle danse depuis 2005.

Lucie mène également ses propres recherches chorégraphiques autour de la question de la féminité et de l'esthétique de l'objet-corps.

Son travail la pousse actuellement vers la performance, créant ainsi le lien entre la danse et les arts plastiques.

Lucie participe aux actions de médiation culturelle autour des pièces du répertoire de la Cie Alfred Alerte et depuis 2006 s’intéresse plus spécifiquement aux projets de création en direction de personnes en situation de handicap (handicap moteur, handicap mental, polyhandicap, autisme) ou en difficulté (publics dits sensibles).

Diplômée de l’Ecole du Louvre, titulaire d’un DEA mention très bien et doctorante en histoire des arts d’Afrique à la Sorbonne, elle s’intéresse à la reconnaissance de l’existence d’un Art Lunda et intervient autour de l’usage et la signification des masques en Afrique Noire.


TIZIANA BONAMIN

Née à Turin (Italie) en 1970, Tiziana Bonamin a suivi, parallèlement à ses études, une formation pluridisciplinaire en danse Classique, Moderne, Jazz, Contemporaine, Classique Espagnole et Afro.

Elle débute en tant que danseuse professionnelle en 1985 au sein de la Compagnie Kaidara dirigée par Katina et Bruno Genero à Turin (Italie).

En 1988, sa rencontre avec la chorégraphe burkinabè Irène Tassembedo marquera un vrai changement dans son parcours de danseuse interprète, elle rejoint donc la Compagnie Ebène à Paris, fondée par cette dernière.

Elle est de toutes les distributions que ce soit en tant que danseuse, assistante à la création et enseignante du style Tassembedo.

En 1990, parallèlement à son travail au sein de la compagnie Ebène, elle commence à enseigner la danse en Italie et en France et travaille en collaboration avec, entre autres, le Département Culturel de la Mairie de Bondy, Le Studio – Montmorency, la Cie du Scorpion Blanc – Le Bourget, le Centre International de Danse Jazz.

Pour Tiziana Bonamin la danse est un monde sans frontière, composée tout simplement d’émotions, d’énergies et de partage.

Sa collaboration avec la Compagnie Ebène en tant que danseuse et enseignante l’a amené a beaucoup voyager, en Europe, en Asie, en Afrique et aux Etats-Unis et lui a permis de faire des rencontres avec d’autres danseurs, d’autres chorégraphes qui l’ ont enrichie dans sa démarche.

Installée au Burkina Faso pendant de nombreuses années, elle a partagé son expérience avec des jeunes aspirants à devenir danseurs professionnels au sein de l’Ecole de Internationale de Danse Irène Tassembedo.

Elle travaille désormais entre l’Italie et la France en tant que praticienne shiatsu, professeur de pilates et professeur de danse afro-contemporaine.


CATHERINE MANANDAZA

Catherine Manandaza, soprano d’origine malgache, propose un répertoire lyrique éclectique mais ce sont les grands opéras qui permettent à sa voix ronde et puissante de s’exprimer pleinement.

En France, elle fait ses premières armes à l’Opéra du Rhin avec C. Rousset et les Talents Lyriques dans « Il Mercato di Malmantile », œuvre de Cimarosa dont elle incarne « La Comtesse Giacinta ». Idéale pour servir admirablement des compositeurs tels que Verdi et Puccini, l’ampleur de sa voix l’amène à interpréter de grands rôles : « Léonore » du Trouvère sous la baguette de M. Lebel à la Salle Gaveau, « Tosca » à diverses reprises, notamment à l’Amphithéâtre 3ooo à Lyon avec P. Fournier, et dernièrement « Traviata » au Palais de l’Unesco à Paris. Elle sera « Aïda » à Lyon sous  la baguette d Andreï Chevtchouk en mai 2014.

A l’international, elle est invitée pour la réouverture de l’Opéra d’Alger et interprète les héroïnes mozartiennes sous la direction d’A. Kouider : Fiordiligi, Donna Anna, La Comtesse des « Noces de Figaro » qu’elle donne également à l’Opéra de Damas sous la direction de J. Kalmar.

En 2013, la ville de Xiamen (R.P. Chine) met à sa disposition son orchestre symphonique pour un grand récital lyrique : une performance exceptionnelle avec un programme rarement cumulé de grandes arias des héroïnes de Puccini et d’opéras français.

Sollicitée par J-F. Zygel, elle donne « Les Poèmes pour Mi » d’O. Messiaen au Théâtre du Châtelet à Paris. Remarquée et appréciée par Jean-Michel Ribes, elle est invitée à se produire au Théâtre du Rond-Point pour plusieurs concerts.

Elle affectionne également la Musique Sacrée qu’elle chante régulièrement, avec chœurs et orchestres, dans les cathédrales et grandes églises de Paris et de France où sa voix se développe magnifiquement : « Requiem » de Verdi à Notre-Dame, La Madeleine, au Festival d’Art Sacré de Lourdes sous la baguette de S. Cardon et d’Y. Parmentier à la Cathédrale du Mans, « Stabat Mater » de Dvorak sous la direction T. Pélycan au Théâtre Impérial de Compiègne, etc.

Catherine Manandaza donne régulièrement des récitals à Paris avec son partenaire, le pianiste Philippe Alègre.

Une personnalité originale, généreuse et attachante qui séduit le réalisateur Philippe Lanfranchi : il en fait le personnage principal de son documentaire, « Quai de Scène », diffusé à plusieurs reprises sur les chaînes TV Arte, Muzzik et Mezzo.


BACHIR SANOGO

Né à Abidjan (Côte d'ivoire), Bachir Sanogo se passionne très tôt pour la musique.

Le chant (en langue Bambara et Moré) devient son principal moyen d'expression, mais il étudie aussi les percussions (djembé, dumdum, calebasses) au sein du Djolem (Ecole de Danse et de Musique traditionnelles ivoiriennes) et du Ballet National de la Côte D’Ivoire et surtout le Kamalé N'goni, instrument traditionnel des chasseurs mandingues, dont il fait son instrument de prédilection.

Formé par les grands maîtres Sekuba Traoré et Moussa Koné, son expérience débute en terre africaine, puis se poursuit en Europe. A Paris, où il vit depuis 2000, il a l'occasion de confronter et mêler sa culture à d'autres formes musicales enrichissant son univers et stimulant sa créativité.

Il réalise ainsi diverses collaborations fructueuses avec des artistes de renommée internationale, tels que Frédéric Galliano, Mina Agossi, Trilok Gurtu, Jean-Jacques Milteau, Jean-Philippe Rikiel, Cheick Tidiane Seck, Jan Garbarek, avec lequel il a fait plusieurs tournées à travers le monde (Brésil, Hongrie, Scandinavie, Maghreb).

Depuis 2001, Bachir Sanogo est musicien auteur-compositeur au cœur de plusieurs créations de la Compagnie Georges Momboye : Adjayah, Boyakodah, Tahaman, présentées en France et dans le monde.

En 2003, il crée le groupe Denssiko, dont il est l'âme. 

Denssiko, qui signifie “rêve d'enfant”, créé une musique originale où se rencontrent, se mêlent et se répondent la tradition musicale d’Afrique de l’Ouest et les sonorités plus modernes du jazz, du blues et du folk qui en sont issues !

Il collabore ensuite au projet Ky pour la réalisation de deux albums et participe à une tournée au Japon en 2012 et en 2013.

Après plusieurs années de succès au Théâtre Marigny, au Théâtre Antoine et à L’Olympia, durant 5 ans Bachir Sanogo a tourné avec le spectacle Princes et Princesses, adapté des contes de Michel Ocelot (créateur des films d’animation Azur et Asmar, Kirikou et Karaba la Sorcière) et mis en scène par Legrand Bemba-Debert, avec une collaboration artistique de Marc Hollogne. Bachir est auteur-compositeur, comédien et interprète dans ce spectacle.

Au Théâtre National de la Danse de Chaillot, Bachir collabore avec la chorégraphe Blanca Li, en tant que musicien, compositeur et interprète au sein de sa compagnie, dans le cadre de sa dernière création Solstice actuellement en tournée.

Aujourd’hui, Bachir Sanogo réalise son premier album Nakan, avec son groupe Denssiko.

Tout l’environnement musical de cet album est puisé dans les racines de l’Afrique de l’Ouest où Bachir explore ses premières compositions.