Festival Chemins des Arts

Festival de danse en milieu rural

CIE ALFRED ALERTE

SOLIL ONERI (CREATION 2019)


CHOREGRAPHIE ET INTERPRETATION : ALFRED ALERTE 

COMPOSITION ET MUSIQUE LIVE : BACHIR SANOGO

ILLUSTRATION ET LIVE DRAWING : LOIC SECHERESSE

CREATION LUMIERES : HERVE BONTEMPS


DUREE : 50 MN

"Loin des sentiers battus de la parole

Il ensemence la terre d’un geste d’épaule.

De lune en lune et sans état d’âme

Il éventre les cloisons, libère la lumière.

D’un lieu d’errance immobile

Le regard à l’horizon

Il oscille

Il désaxe

Il spirale

Et jamais ne flanche.

Les évènements ricochent, se répondent, font écho,

Glissent sur la ligne du temps...

Tout est dans chaque cellule.

Le corps s’affranchit des maîtres, s’anime et respire.

Ce qui naît de son ombre

S’entrecroise avec le présent

Loin de la trépi-dense

Ou des faibles re-mous.

La trame se poursuit

À l’infini

Avec un motif toujours renouvelé.

Danser pour ne jamais se pétrifier. "

Eliette Macharam


Alfred Alerte revient sur quarante années de pratique artistique en alliant la danse, la musique live et le dessin direct dans une pièce autobiographique pleine de pudeur et de poésie.

Bercé par les mots de Senghor, Césaire et Gontran Damas, il pose un regard humaniste sur son parcours et sur les rencontres ayant marqué sa carrière.

Avec l’humilité qu’on lui connait il tente de rendre hommage à toux ceux qui ont partagé des expériences artistiques et humaines à ses côtés.

Une belle manière de voir le chemin parcouru et les graines essaimées depuis tant d’années.

Un acte altruiste qu’il vous offre sans retenue…


ALFRED ALERTE

Alfred Alerte est arrivé à la danse par un chemin détourné : le théâtre.

Adolescent, il entre au SERMAC, Ecole des Arts de la Martinique, afin d’étudier l’art théâtral.

Dans le cadre d’un échange culturel, il part trois mois au Sénégal pour présenter l’oeuvre de Senghor intitulée Soleil noir. Sur place, la rencontre avec les enfants, faite de partage et d’échange, le mène rapidement vers la musique et la danse.

Intégré par la suite en tant que danseur dans la troupe de danse du SERMAC, Alfred rejoint ensuite Les Grands Ballets de la Martinique, avec lesquels il sillonne l’Europe.

Remarqué par Maurice Béjart en Tchécoslovaquie, ce dernier l’invite à poursuivre sa formation à Mudra Afrique puis Mudra Belgique.

De là nait sa rencontre avec Irène Tassembedo, avec laquelle il créera Diminoïda.

Installé définitivement en France, il travaille avec Janine Charrat à l’Opéra Comique, aborde la danse hip hop avec Sidney et la danse néoclassique avec German Silva.

Reçu à l’audition du CNDC d’Angers, il suit alors les deux années de formation en danse contemporaine. Il y rencontre Lario Ekson, Claude Brumachon et Michèle Anne De Mey et découvre la danse contact improvisation.

Il participe ensuite à de nombreuses créations en tant qu’interprète, notamment avec la compagnie Jean-Michel Ribes en collaboration avec Josette Baïz et Mathilde Monnier (Impression d’ Europe).

Il travaille successivement avec Jany Jérémie (Pièce pour la mer), Brigitte Asselineau (Nickel et Khrome), Suzanne Cotto (Bipèdes en transit), Marcelline Lartigue (Lola Montès), Christine Marneffe (Les petites natures).

Il participe également aux projets de création de La Scène Nationale de Melun Sénart avec Charles Cré-Ange, Christie Le Huède, Faizal Seghoudi, Patrick Le Doare (Journée en ville nouvelle), puis avec Jérome Thomas, Emmanuelle Vo-Dinh et Myriam Hervé-Gilles (Duos d’amour).

Afin d’affirmer ses recherches en danse contact et release technique, Alfred intègre la compagnie de Christiane Blaise et collabore avec cette dernière durant dix ans.

Les premières expériences basées sur le passage de l’immobilité au mouvement (Mobile du repos) évolueront ensuite vers la recherche de verticalité et d’ascension (L’arbre en ciel) pour finalement atteindre l’osmose entre deux individualités (Alfred et Sandrine).

Alfred fonde sa propre compagnie en 1990.

De la danse à la chorégraphie, de l’interprétation à l’écriture, il a créé plus d'une trentaine de pièces depuis la fondation de sa compagnie.

Le désir de complémentarité entre les disciplines, la stimulation de l’imaginaire et la gestion des contraintes sous-tendent l’ensemble de ses travaux.

Parallèlement à son chemin de danseur interprète et de chorégraphe, Alfred Alerte a toujours mené un travail d’accompagnement, en frottant sa pratique à différents publics, sur le terrain.
C’est aussi au contact de différents chorégraphes, et notamment Christiane Blaise, chez qui il est resté 10 ans, qu’il a approfondi sa recherche artistique, au cours de nombreuses résidences que la compagnie a effectuées.

Et c’est actuellement, dans sa propre compagnie, qu’il prolonge cette démarche de formation, de sensibilisation et d’approche des publics.

Outre l’enseignement d’une technique et d’un langage chorégraphique qu’il a développé, le chorégraphe aime aussi lors de ces rencontres faire partager son processus de création.

Depuis 2006 il s’intéresse plus spécifiquement aux actions de médiation culturelle auprès de personnes en situation de handicap (handicap moteur, handicap mental, polyhandicap, autisme) ou en difficulté (publics dits sensibles).


HERVE BONTEMPS

Conjointement à des études universitaires (philosophie et études théâtrales) menées de 1975 à 1980, Hervé s’initie à l’écriture de la danse contemporaine à l’occasion de sa rencontre en 1976 avec Carolyn Carlson et ses danseurs, en particulier Caroline Marcadé et Dominique Petit.

Auprès d’eux, il va appréhender les trajets et circuits des énergies entre danseurs, le travail de composition dans l’espace, les tensions et axes qui l’organisent ainsi que les rapports sensibles avec les variations des couleurs et la lumière comme prolongement, vibrations, répercussions et combinaisons. Depuis 1980, il considère et conçoit la lumière comme un partenaire attentif et sensible, une partition infusant du sens et un esprit ludique – jamais comme une illustration.

Explorer les espaces et ausculter les temps sont de fait devenus les deux piliers de son travail de lumière, nourris des influences de peintres tels que Le Titien, Le Caravage, Vermeer, La Tour, Turner,  Caillebotte, Rauschenberg et Soulages.

Depuis 35 ans, il n’a cessé de souhaiter cheminer conjointement auprès de metteurs en scène et de chorégraphes, faisant des allers et retours entre ces deux pratiques et univers, aimant entremêler et faire dialoguer les spécificités des uns et des autres.

Il apprécie et recherche la fidélité auprès de créateurs, pour permettre un travail en profondeur sur la durée, créant affinités et complicités.

Ainsi il accompagne la chorégraphe Christiane Blaise pendant 14 ans et chemine auprès d’Alfred Alerte depuis plus de 25 ans. De même au théâtre, il travaille auprès de Rachid Akbal depuis 1992.


BACHIR SANOGO

Né à Abidjan (Côte d'ivoire), Bachir Sanogo se passionne très tôt pour la musique.
Le chant (en langue Bambara et Moré) devient son principal moyen d'expression, mais il étudie aussi les percussions (djembé, dumdum, calebasses) au sein du Djolem (Ecole de Danse et de Musique traditionnelles ivoiriennes) et du Ballet National de la Côte D’Ivoire et surtout le Kamalé N'goni, instrument traditionnel des chasseurs mandingues, dont il fait son instrument de prédilection.
Formé par les grands maîtres SEKUBA TRAORÉ et MOUSSA KONÉ, son expérience débute en terre africaine, puis se poursuit en Europe. A Paris, où il vit depuis 2000, il a l'occasion de confronter et mêler sa culture à d'autres formes musicales enrichissant son univers et stimulant sa créativité. Il réalise ainsi diverses collaborations fructueuses avec des artistes de renommée internationale, tels que
FREDERIC GALLIANO, MINA AGOSSI, TRILOK GURTU, JEAN-JACQUES MILTEAU, JEAN-PHILLIPPE RIKIEL CHEICK TIDIANE SECK et JAN GARBAREK, avec lequel il a fait plusieurs tournées à travers le monde (Brésil,
Hongrie, Scandinavie, Maghreb).
Depuis 2001, Bachir Sanogo est musicien auteur-compositeur au coeur de plusieurs créations de la Compagnie Georges Momboye : Adjayah, Boyakodah, Tahaman, présentées en France et dans le monde
En 2003, il crée le groupe DENSSIKO, dont il est l'âme.
Denssiko, qui signifie “rêve d'enfant”, créé une musique originale où se rencontrent, se mêlent et se répondent la tradition musicale d’Afrique de l’Ouest et les sonorités plus modernes du jazz, du blues et du folk qui en sont issues !
Il collabore ensuite au projet Ky pour la réalisation de deux albums et participe à une tournée au Japon en 2012 et en 2013.
Après plusieurs années de succès au Théâtre Marigny, au Théâtre Antoine et à L’Olympia, durant 5 ans Bachir Sanogo a tourné avec le spectacle PRINCES & PRINCESSES, adapté des contes de Michel Ocelot (créateur des films d’animationAzur et Asmar, Kirikou et Karaba la Sorcière) et mis en scène par LEGRAND BEMBA- DEBERT, avec une collaboration artistique de MARC HOLLOGNE.
Bachir Sanogo est auteur-compositeur, comédien et interprète dans ce spectacle.
Au Théâtre National de La Danse de Chaillot, Bachir Sanogo collabore avec la chorégraphe Blanca Li, en tant que musicien, compositeur et interprète au sein de sa compagnie, dans le cadre de sa dernière création Solstice actuellement en tournée.
Aujourd’hui, Bachir Sanogo réalise son premier album NAKAN, avec son groupe DENSSIKO. Tout l’environnement musical de cet album est puisé dans les racines de l’Afrique de l’Ouest où Bachir Sanogo explore ses premières compositions.


LOIC SECHERESSE

Né en 1972 à Orléans, Loïc Sécheresse a grandi dans le Berry, près de Châteauroux.

Fortement marqué par les quelques BD lues et relues dans son enfance, il fait très tôt du dessin un moyen d’expression et de sublimation.

À la sortie des Beaux-arts d’Orléans, il se lance en tant qu’illustrateur indépendant et travaille encore à ce jour pour la presse, la publicité et l’édition. En parallèle, il explore petit à petit le medium bande dessinée via des strips en ligne.

Puis Loïc dessine les albums Raiju et Raiden, scénarisés par Stéphane Melchior, récits d’aventure dans un Japon médiéval fantastique publiés en 2008 et 2009 dans la collection Bayou de Gallimard. C’est toujours chez Bayou qu’il publie en 2013 un album remarqué par la critique, Heavy Metal, version très personnelle de la vie de l’icône orléanaise, Jeanne d’Arc, et de son lieutenant, le chevalier Etienne de Vignolles dit Lahire.

Depuis lors, il a publié le résultat de sa participation aux 24h de la BD (Love & Kick boxing, en 2014 chez Warum), un recueil de strips sur l’adolescence (Mort de LOL, en 2015 chez Steinkis), ainsi que des histoires courtes dans des revues et collectifs (Professeur Cyclope, La Revue dessinée, Axolot, Les Autres Gens, Doggy Bags). Depuis l’été 2016, il travaille sur une adaptation de la légende bretonne de la ville d’Ys, scénarisée par Annaïg et disponible à l’automne 2018 aux éditions Delcourt. Il est également dessinateur de presse, et a pris part en 2017 au projet Battre la campagne, lancé conjointement par Mediapart, La Revue Dessinée et ARTE.

Loïc Sécheresse est un dessinateur toujours en recherche de justesse dans le geste et de lyrisme dans son trait. Depuis Nantes où il réside depuis 2015, il expérimente dès qu’il le peut des pratiques en marge de ses travaux en cours, comme l’animation, le dessin live ou les images en grand format.